Voyagez dans mon nouveau site!

Lundi 23 novembre 2009 1 23 11 2009 21:52
Enfin!... Voilà la première planche de ce qui sera, je l'espère, une étrange bande-dessinée d'une quarantaine de pages. Il s'agit de l'adaptation du scénario d'un court-métrage sur lequel je travaille depuis fin 2007. L'histoire? Un homme décide de quitter la multinationale où il travaille, soumis à des conditions de travail infernale (dans le style de celles de cetains services de France Télécom). Préférant ne pas sauter depuis la fenêtre de son bureau, et  ne voulant pas non plus tuer les rationnels managers inhumains qui l'exploitent, il décide tout lâcher. Mais il ne peux pas rentrer chez lui non plus, alors il quitte tout, disparaît... Jusqu'au jour où  on lui donne la carte d'une société, Alternative S.A., qui pourra (prétend-elle) lui donner une nouvelle existence.

La page, l'écran, la planche

La crise économique a rendu d'autant plus urgent mon désir de porter cette histoire à l'écran. Mais j'ai préféré en faire une BD, afin de me libérer de toute contrainte, sinon celles de mes propres capacités de dessinateur. J'ai toujours rêvé de faire de la BD, c'est donc pour moi l'occasion de me lancer, tout en préparant ce film. Je vais ainsi pouvoir montrer mes planches à une société de graphisme afin d'avoir du boulot, à un producteur afin que le film soit produit, et enfin à un éditeur! Enfin, pour l'instant, je n'ai fait que cette planche d'ouverture, un cauchemar du héros. Dans la planche suivante, le découpage en case reprendra ses droits légitimes. J'ai hâte de jouer avec tous les possibles de la bande-dessinée, enthousiasmé par ma lecture des magnifiques et passionnants ouvrages de Scott McCloud, L'Art invisible et Faire de la bande-dessinée.
La planche ci-dessous a été réalisée en environ cinq heures, au crayon de papier et noir, pour de multiples nuances, et à l'encre de Chine pour sa force. L'encre de Chine, c'est mon nouvel amour, comme vous avez pu le voir avec mon nouveau site web, dont les fonds sont des dessins à l'encre!
Première planche de ma future bande-dessinée, à l'encre de Chine et au crayon Alternative S.A. (première planche), encre de Chine, crayon de papier et crayon noir, 38,5 x 25,6 cm, 2009
Par Jérémy Zucchi - Publié dans : Histoires en images - Communauté : La Bande à Bédé.
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 11 2009 11:56
Récemment, je vous ai montré des esquisses à l'encre de Chine, technique magnifique que je n'avais jamais utilisé. C'était une préparation pour ces dessins réalisés pour mon nouveau site perso, où je montre mes dessins, peintures à l'acrylique, films, travail graphique, site web... J'ai beaucoup cherché comment rendre ce site le plus  personnel possible, afin qu'il me ressemble. J'ai décidé d'allier dessin, cinéma,  bande-dessinée, avec Flash... Vous pouvez voir cela à l'oeuvre, mais avant cela, voici les dessins réalisés : Dessin à l'encre de Chine pour l'introduction de mon site perso Dessin à l'encre de Chine pour l'introduction de mon site perso Dessin à l'encre de Chine pour l'introduction de mon site perso Dessin à l'encre de Chine pour la page sommaire de mon site perso Dessin à l'encre de Chine pour la page films de mon site perso Dessin à l'encre de Chine pour la page graphisme de mon site perso

Dessins, peintures à l'acrylique, films, travail graphique, site web... Visitez mon site !

 

Par Jérémy Zucchi - Publié dans : Dessins - Communauté : La Bande à Bédé.
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 11 2009 11:45
Comme je vous en avais parlé précédemment, j'ai décidé de recréer mon site personnel, jeremy.zucchi.free.fr. Dessins, peintures à l'acrylique, films, graphisme... ce site présente mon travail visuellement. J'ai longtemps cherché comment trouver quelque chose d'original pour servir de cadre au contenu du site, un fragment d'univers qui me correspondrait. Voici quelques recherches :
Essai pour l'accueil blog/site Essai pour l'accueil de mon site Essai pour la partie graphisme de mon site Essai pour la partie peintures de mon site
Alors finalement, comment est mon nouveau site? Avec des dessins à l'encre de Chine, et toujours cette porte, mais utilisée de manière différente, comme vous pouvez le voir si vous cliquez...
Par Jérémy Zucchi - Publié dans : Graphisme et sites web
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 11 2009 12:24
Affiche du film Les Absents, drame avec Cécile Giroud et Ivan Gouillon
Une chambre, la nuit. Paul (Ivan Gouillon) ouvre les yeux, puis se lève et s'habille. Il murmure quelques mots à l'oreille de sa femme, Christelle (Cécile Giroud), qui dort paisiblement. Paul s'en va, se noie dans l'obscurité. Christelle reste seule. On apprendra que Paul est mort. Christelle devra alors affronter la mort afin de peut-être un jour, renaître. Elle erre entre son passé qui la poursuit sans cesse, elle revit l'histoire de son couple qui petit à petit partait à la dérive, et doit prendre en main ce présent qui lui semble désespérément vide. Pourra-t-elle continuer à vivre dans cet appartement où elle ne semble plus avoir sa place mais où une présence semble la retenir inexorablement?...

Comment représenter la mort?

Le projet du film Les Absents peut être résumé en une seule question : Comment représenter la mort au cinéma? A propos du film Les Absents et de Docteur Folamour, je reviens dans mon blog sur cette question de la représentation de la mort au cinéma, qui me semble être plus proche de l'éternité que du néant. Je fais le lien entre ma pratique cinématographique, le film Les Absents, et mon étude théorique du cinéma par l'analyse de la fin du film Docteur Folamour (Stanley Kubrick, 1964) en parallèle avec l'idée de Sergio Leone pour la mort de Robert de Niro dans Les 900 jours de Léningrad, qu'il n'a pas pu réaliser.






Les Absents, drame avec Cécile Giroud et Ivan Gouillon Les Absents, drame avec Cécile Giroud et Ivan Gouillon Les Absents, drame avec Cécile Giroud et Ivan Gouillon



Un tournage très léger, mais préparé

Nous avons tourné ce film mi-mars 2007 dans le cadre de l'atelier de réalisation de troisième année de licence, dont Laurent Charles est le responsable. Nous n'avions pas de société de production, presque pas de budget, ce film a été tourné en cinq jours avec le matériel prêté par notre fac (caméra Panasonic 3CCD, pied et micro-perche), un peu d'éclairage prêté par un ami est venu compléter le matériel. En plus de Cécile Desbrun, ma co-réalisatrice (et mon amour!), l'équipe se composait de Marie Matchury qui a fait la prise de son. Daniel Capeille a fait le son pour le premier jour de tournage et les sons additionnels. La voix off a été enregistrée par Antoine Dagallier et la musique composée par Etienne Rousseaux et Sébastien Cosson, avec l'aide de Nicolas Crepaldi. Compte tenu de notre "budget" et de l'ambition artistique (récit alternant passé et présent) et émotionnelle (le deuil, la mort...) de notre projet, nous avions préféré opter pour un tournage léger, en huis-clos, avec seulement deux acteurs, ce qui est également un challenge car notre film dure tout de même trente minutes... Difficile de ne pas faire du théâtre filmé. Mais nous avons tenté de créer un espace mental par des procédés purement visuels et sonores, et non nous reposer sur des scènes dialoguées. Ceci a nécessité une post-production très longue (5 mois environ) afin de repenser notre montage, pour le rendre plus dynamique, mais aussi écrire la voix off, qui n'était pas prévue à l'origine.
Les Absents, drame avec Cécile Giroud et Ivan Gouillon

Merci aux acteurs !

Ce film n'aurait jamais pu se faire sans ses deux acteurs principaux, Cécile Giroud et Ivan Gouillon, et de Farid Scheik-Boukal dans la court rôle du déménageur. Cécile Giroud a souvent joué avec Ivan Gouillon dans des pièces de théâtre et dans les matches d'improvisation de la Ligue d'Improvisation Lyonnaise, véritable vivier de talents!  Cécile était l'une des Taupes modèles, aux côtés de Florence Foresti, et a co-écrit et interprété son premier spectacle seule en scène, le très drôle, tendre et cruel Ça y est, j'suis grande!  qui a été créé à l'Espace Gerson de Lyon fin 2007. C'est Ivan Gouillon qui me fit connaître Xavier Picou d'Une Meilleure Jeunesse et, ne l'ayant jamais rencontré, nous avons décidé de le voir pour Les Absents, et nous avons tout de suite décidé de lui confier le rôle. En plus de son intelligence et de son talent d'acteur il a une véritable présence physique et une voix formidable, deux qualités très importantes dans un film aux gros-plans muets nombreux et à la voix off importante. C'est  formidable de voir des acteurs aussi talentueux faire confiance à des étudiants qui n'ont que leur enthousiasme et leur inexpérience à donner!... Vous verrez, vous n'aurez pas fini d'entendre parler de Cécile Giroud et Ivan Gouillon!


Ecrit et réalisé par Jérémy Zucchi et Cécile Desbrun. (30 minutes, 2007-2008).  Fiction. Musique : Etienne Rousseaux. Avec : Cecile Giroud et Ivan Gouillon
Par Jérémy Zucchi - Publié dans : Mes films (court-métrages) - Communauté : Court-métrage
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 11 2009 09:51
Couverture du mémoire de master 2 Cet article a été écrit pour mon mémoire de Master d'Etudes Cinématographiques et Audiovisuelles à l'Université Lumière Lyon-2, Survivances de Philip K. Dick, Le cinéma d'un imaginaire baroque, consacré aux adaptations des oeuvres de cet écrivain de science-fiction (Blade Runner, Minority Report...).

Passé virtuel (The Thirteenth Floor de Josef Rusnak, 1999) est l'adaptation du roman Simulacron 3 de Daniel F. Galouye (1964). Nous ne savons pas si Philip K. Dick avait lu ou non ce roman, mais les univers virtuels emboîtés qui y sont présents évoquent bien entendu l’œuvre de notre écrivain. Peu importe ici le lien entre les deux œuvres, et la part respective de l’un et de l’autre dans son « héritage » cinématographique plus ou moins officiel (car il y a, en plus des adaptations, des films "dickiens" comme Dark City, eXistenZ, The Truman Show...). Force et de constater que l’adaptation de Simulacron 3 est sous l’influence, pour ne pas dire le poids écrasant, de Blade Runner, comme en témoigne les motifs des murs de l’appartement du héros, identiques à ceux de celui de Deckard… qui étaient tirés d’une bâtiment dessiné par Franck Lloyd Wright. Passé virtuel semble une analyse de Blade Runner, au sens de décomposition des éléments qui entrent en jeu dans la synthèse, la solution qu’est le film de Ridley Scott.

Analyse/synthèse de Blade Runner

Ainsi, Blade Runner dépeint une ville du futur dont l’univers visuel et de nombreux personnages, l’imagerie toute entière, est en partie la transposition dans le futur des films noirs des années quarante et cinquante, et de films de cette même époque comme Casablanca selon l’avis de Michel Chion. Or, qu’ont fait les auteurs de Passé virtuel lors de leur adaptation de Simulacron 3 ? Ils ont distingués temporellement et donc visuellement les deux mondes virtuels, qui étaient dans le roman « contemporains » du monde réel.
En effet, dans le roman de Galouye, les trois mondes étaient futuristes, tandis que dans le film, seul le monde présenté comme réel l’est. Le monde virtuel que les êtres humains « réels » ont créé semble contemporain de la sortie du film, 1999, mais avec une esthétique proche de celle des années quatre-vingt, telle qu’on peut la voir dans un film tel que Tron (Steven Lisberger, 1982), ou de ceux réalisés à cette époque par James Cameron (couleurs saturées et obscurité, Passé virtuel, d'après Simulacron 3 technologie aux formes « carrées », lasers colorés) et de Ridley Scott (clair-obscur marqué, grand usage de la fumée…).  Même, et surtout, les brushing sont d’époque. En bref, toute l’esthétique des films de science-fiction et de ceux dits « néo-noirs ». Enfin, le monde créé par les personnages de ce monde virtuel prend la forme d’une grande ville américaine de 1937. Or, à quelques années près, c’est l’univers des films noirs qui est reconstitué. Superposons mentalement les trois époques, les trois univers visuels, et c’est, schématiquement, Blade Runner que nous obtenons : un film de science-fiction des années quatre-vingt inspiré des films noirs, ce qui l’inscrivait dans le courant « néo-noir » de son époque. Le film de Josef Rusnak est en effet une tentative de recréation de ce mélange magique qui s'opère dans le film de Ridley Scott : film noir rétro/thèmes et décors futuristes.

Mise en abyme du cinéma comme représentation de la virtualité

Le choix opéré par les auteurs du film de situer l'un des mondes virtuels à la fin des années trente (1937) ne peut que nous évoquer Ubik, chef-d'oeuvre de Philip K. Dick publié en 1969 où les héros sont plongés dans un simulacre du monde où le temps régresse jusqu'en 1939. Pourquoi ce choix? Cet article est bien trop court pour y répondre, mais nous pouvons noter que cela permet aux auteurs du film
  • de distinguer les trois mondes, comme nous l'avons vu, afin de faciliter la compréhension du spectateur;
  • de faire référence au roman de Dick, le film s'affiche comme "héritier" de l'oeuvre de l'écrivain;
  • de donner au film cette esthétique néo-noir que nous avons évoqué. Nous pouvons noter que le roman de Dick Ubik, bien que situé dans un faux 1939, ne présente pas d'influence du roman noir au du film noir, à la différence de beaucoup des nouvelles de Philip K. Dick;
  • enfin, cela permet au film de jouer avec les codes cinématographiques, créant un phénomène de mise en abyme qui leur permet de représenter l'idée de virtualité du monde.
Passé virtuel, d'après Simulacron 3 En effet, lorsqu’on lui demande si ce monde virtuel de 1937 est réaliste, le héros répond qu’à l’exception des couleurs, tout paraît aussi réel que celui qu’il croit être le monde réel (et pour cause, il ne l’est pas non plus !). Ainsi, la teinte sépia de ce monde des années trente est diégétisée, elle ne fait pas partie de l’énonciation du film, perceptible seulement par les spectateurs, mais existe réellement dans l’univers des personnages, teinte décidée par ceux qui ont créé ce monde virtuel. Il y a ainsi dans ce film un discours sur la représentation cinématographique elle-même, mettant le doigt sur une convention commune depuis Le Parrain, 2ème partie (Francis Ford Coppola, 1974). Il nous semble évident que l’univers visuel « années quatre-vingt » de l’autre monde virtuel s’inscrit dans un même discours, qui peut conduire le spectateur, dès le début du film, soit à en déduire la révélation finale (ce monde n’est pas réel, il y en a un autre « au-dessus »), soit à sourire narquoisement à ce film où tout paré daté. Daté et figé dans ses formes conventionnelles, dans la représentation cinématographique qu’elle met en abyme.

Croire et ne pas croire en l'image

Croire et ne pas croire, simultanément : si tel est l’effet à atteindre, alors il est le fruit d’un savant équilibre, sur le fil du rasoir de la représentation elle-même. Passé virtuel, selon notre avis personnel, s’en sort plutôt bien, mais l’effet produit est tout de même légèrement négatif : l’imagination des auteurs ne semble pas aller plus loin que ces schémas qu’ils mettent en scène, ils ne parviennent pas à ouvrir la représentation. La séquence finale nous en semble la preuve édifiante : la technologie est tout aussi « carrée » que dans le monde virtuel daté de 1999, mais en beaucoup plus petit. Ce monde réel futuriste est doré et étincelant, tout en métal chromé comme dans les rêves utopiques du début du XXème siècle. Même l’architecture des building nous renvoie à cette époque : celle des arabesques de l’Art Nouveau. À moins que ce monde soit aussi peu réel que les autres, ce qui expliquerait son aspect visuel « déjà-vu », mot clef du film (dit en français). En effet, comment la conscience d’un être virtuel pourrait-il prendre le corps réel d’un homme ? En même temps, se charger dans un monde virtuel, avoir sa conscience réel dans un corps virtuel semble poser le même problème… Match nul, et le film demeure là, dans cet entre-deux où la limite est ténue entre la fascination et le désintérêt.
Par Jérémy Zucchi - Publié dans : Philip K. Dick et le cinéma - Communauté : Simulacres de Philip K. Dick
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Je tente dans ces peintures de créer du hasard, des accidents que j'utilise ensuite, que je retravaille pour leur donner la forme de l'image que j'ai en tête. J'aime faire gicler la peinture, faire des taches, pour créer un chaos d'où émergera la figure dessinée. Ce que je tente de faire, c'est rendre apparente la forme qui jaillit de l'informe, comme un étincelle dans l'obscurité. Lire l'article

Profil

  • : Jérémy Zucchi
  • jeremy-zucchi
  • : Homme
  • : cinéma peinture dessin littérature graphisme
  • : Diplômé de Master de cinéma. A l'origine, je faisais surtout du dessin et de la peinture, puis j'ai découvert mes deux autres passions: le cinéma et le graphisme (je fais des court-métrages et des sites web).

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