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Alternative
S.A. (première planche), encre de Chine, crayon de papier et crayon noir, 38,5 x 25,6 cm, 2009
Cet article a été écrit pour mon mémoire de Master d'Etudes Cinématographiques et Audiovisuelles à l'Université Lumière
Lyon-2, Survivances de Philip K. Dick, Le cinéma d'un
imaginaire baroque, consacré aux adaptations des oeuvres de cet écrivain de science-fiction (Blade Runner, Minority Report...).
technologie aux
formes « carrées », lasers colorés) et de Ridley Scott (clair-obscur marqué, grand usage de la fumée…). Même, et surtout, les brushing sont d’époque. En bref, toute l’esthétique des films de
science-fiction et de ceux dits « néo-noirs ». Enfin, le monde créé par les personnages de ce monde virtuel prend la forme d’une grande ville américaine de 1937. Or, à quelques années près, c’est
l’univers des films noirs qui est reconstitué. Superposons mentalement les trois époques, les trois univers visuels, et c’est, schématiquement, Blade Runner que nous obtenons : un film de
science-fiction des années quatre-vingt inspiré des films noirs, ce qui l’inscrivait dans le courant « néo-noir » de son époque. Le film de Josef Rusnak est en effet une tentative de recréation de
ce mélange magique qui s'opère dans le film de Ridley Scott : film noir rétro/thèmes et décors futuristes.
En effet, lorsqu’on lui demande si ce monde virtuel de 1937 est réaliste, le héros répond qu’à l’exception des couleurs, tout
paraît aussi réel que celui qu’il croit être le monde réel (et pour cause, il ne l’est pas non plus !). Ainsi, la teinte sépia de ce monde des années trente est diégétisée, elle ne fait pas partie
de l’énonciation du film, perceptible seulement par les spectateurs, mais existe réellement dans l’univers des personnages, teinte décidée par ceux qui ont créé ce monde virtuel. Il y a ainsi dans
ce film un discours sur la représentation cinématographique elle-même, mettant le doigt sur une convention commune depuis Le Parrain, 2ème partie (Francis Ford Coppola, 1974). Il nous
semble évident que l’univers visuel « années quatre-vingt » de l’autre monde virtuel s’inscrit dans un même discours, qui peut conduire le spectateur, dès le début du film, soit à en déduire la
révélation finale (ce monde n’est pas réel, il y en a un autre « au-dessus »), soit à sourire narquoisement à ce film où tout paré daté. Daté et figé dans ses formes conventionnelles, dans la
représentation cinématographique qu’elle met en abyme.
Les nouveaux mythes du cinéma de science-fiction
Dans ce dossier que j'ai écrit en 2005, je vais montrer que les films de science-fiction sont de nouveaux mythes. Pour cela je vais montrer que ceux-ci font partie d’une vaste culture populaire de masse, qu’ils réactualisent les mythes anciens et conservent la valeur universelle de ces derniers à travers leur recherche de l’Origine. J'évoquerai ce que j'ai nommé la "Chimère", mythologie issue de la perte des repères qui caractérise notre siècle, fondation de la métaphysique et de la modernité de ces nouveaux mythes. Lire le dossier
Philip K. Dick et le
cinéma
Articles consacrés à Philip K. Dick, à son oeuvre et à ses adaptations cinématographiques. Ce sont des extraits ou des pages coupées de mon mémoire Survivances de Philip K. Dick, Le cinéma
d'un imaginaire baroque qui m'a récemment permis d'obtenir mon master d'études cinématographiques et audiovisuelles à l'université Lyon-2. Bonne lecture, et n'oubliez pas que Philip K. Dick
nous murmure à l'oreille : "Je suis vivant et vous êtes morts"... Lire le dossier
Là-haut (Pete Docter et Bob Peterson, 2009) : la crise
envolée
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